Les 3 jours d’Axel de Marco

Salut à tous,

Ce weekend j'ai eu la chance de participer aux 3 jours d'Axel en Hollande et en Belgique avec la sélection nationale U19. Une course réputée très dure et très usante sur de petite route avec la présence de secteurs pavés et de monts le dernier jour.

Mes deux plus grosses courses jusqu'à présent étaient le Tour du Pays de Vaud et le GP Ruebliland que j'avais couru dans un peloton de 120 coureurs. Cette fois nous sommes 198 au départ! Plus de 30 équipes et un très gros niveau. Je m'attend donc a vivre une course difficile.

Lors de la première étape, je découvre que je ne m'étais pas trompé. Dès le départ fictif, c'est la guerre pour remonter. Les coureurs roulent dans l'herbe, tente le plus possible de remonter. Au Km 0, les premières chutes sont déjà la. Jusqu'au premier secteur pavé de nombreux coureurs chutes a l'arrière du peloton. J'essaye de remonter mais je n'y arrive pas. J'évite les chutes parfois de justesse et j'entame le premier secteur pavé dans les 40 derniers du peloton qui a déjà perdu une vingtaine d'unités sur chute. A la sortie du secteur, les 180 coureurs sont en file indienne. Le vent est présent et seul un changement de direction me permet d'éviter une bordure. En gros l'étape s'est pour moi déroulée tout le long comme ça. Toujours tendu, la tête dans le guidon tout le long et a fond sur toutes les relances. A une vingtaine de km de l'arrivée, j'ai pu voir un petit groupe de 15 se former a l'avant et heureusement pour nous Cyril Kunz était présent  dans ce groupe qui va au bout. Il termine donc 12 eme de l'étape. Le peloton arrive 40 secondes derrière. Un peloton formé de 140 coureur. Très mal placé et entamé, je termine 99 eme de cette première étape. Nous arrivons tous dans le top 100, et avec un coureur dans le top 15, nous obtenons un meilleur numéro de voiture pour l'étape suivante.
L'étape se terminant à 19h30, les massages ne commencent pas avant 21h30 et je vais me coucher sans avoir été massé car j'ai préféré le sommeil au message après une seule étape.

Le lendemain, CLM de 7 km, tout plat, pas très technique. La plus grande difficulté étant le vent, plutôt aléatoire et par rafales. Les conditions n'ont peut être pas été les même pour tous les coureurs mais c'est le jeu, il faut donner le meilleur de soi même dans cet exercice qui me plait. Il faut vraiment que je travaille le stress avant les CLM car comme souvent je monte sur les rouleau trop tôt et j'en descend aussi trop tôt. Selon  le règlement de la course il fallait être au contrôle des vélo dans la zone de départ 20 minutes avant le départ. Apparemment, seul les Suisses ont respectés le règlement et j'ai poireauté 20 minutes avant mon départ sans rien faire. Pas optimal mais bon. Pendant le CLM, je me sentais pas au top, j'ai très peux tourné les jambes, j'ai tiré un peu gros, très souvent sur le -14. Au final, je termine 60 eme a plus de trente secondes du vainqueur.

L'après midi, une autre étape en ligne, 100 km avec plus de vent que la veille. Je chute sans gravité au fictif mais je rentre dans le peloton avant le départ réel. Les premiers 50 km se déroules comme la première étape puis sur le secteur pavé, catastrophe, chute massive en tête de peloton, plus de trente coureurs sont au sol, les autres poussent pour passer, gros chantier! Je passe vite au milieu et repart le plus vite possible. Le peloton est coupé en beaucoup de groupe, ça roule très vite pour rentrer et je suis dans un groupe de vingt coureur ou nous sommes que huit à rouler. On rentre dans le groupe principal après 10 km de lutte. Dans le dernier tour, je réussi a remonter un peu et je retrouve mes coéquipiers, nous discutons et échangeons des bidons avant de remonter le plus possible ensemble. Au sprint a 110 coureurs je termine 79 eme. La régularité et le bon CLM me permettent d'être dans le top 50 au général.

Il ne reste plus que l'étape reine de ces trois jours, en Belgique. Avec un circuit de trente kilomètres très usant avec 4 monts dont un pavé et un gros secteur pavé juste avant le ligne. Trois tour de circuit sont au programmes. La tension est très grande, toutes les équipes se bousculent à la signature et même en étant plus de trente minutes avant le départ sur la ligne, je suis environ en 100 eme position au départ. Nous sommes plus que 150 au départ heureusement car les routes sont très sinueuse, ce sont les mêmes utilisées au tour des Flandres. Les premiers monts font très mal mais je remonte pas mal de coureurs en difficulté. Par contre, dans les descente ou sur le plat ils se replacent mieux et je m'use beaucoup au sommet de chaque mont pour accrocher le peloton. Après une énième chute, notre leader Cyril crève. Il est attendu par Fournier et je surveille l'arrière du peloton pour surveiller leur retour. Je n'y ai pas penser sur le coup mais j'aurais du lui donner immédiatement ma roue. Il aurait perdu moins de force pour rentrer. C'est dans le secteur pavé que le peloton a explosé, je n'ai pas pu suivre et je me suis retrouvé dans les voitures. Au dernier passage sur la ligne, mon groupe s'est fait arrêter car nous étions a 5 minutes de la tête de course. La course était finie pour moi. Dommage car je voulait finir les trois jours d'Axel mais je repart content de mon niveau physique même si il faut absolument que j'améliore mes capacités de frottement.

Cette course constitue une très bonne expérience et un bon entraînement pour la suite et notamment le tour du pays de Vaud, ou j'espère faire quelques bonnes étapes.

Bonne journée.

Marco